Une motomarine fonctionne dans l'eau, se remise sept mois par année, et n'a aucune tolérance pour l'entretien négligé. C'est le véhicule récréatif où l'inspection annuelle est le moins négociable.
L'axe d'usage : les heures
Les constructeurs de motomarine comptent en heures de moteur, avec une échéance calendaire en parallèle.
Le nombre d'heures accumulées dans une saison est généralement faible — on compte en dizaines, pas en centaines. Conséquence directe : pour la plupart des clients, ce sont les échéances calendaires qui déclenchent, presque jamais les heures. Un plan construit uniquement sur les heures ne se déclencherait pratiquement jamais.
Ce qu'un calendrier de motomarine contient typiquement
- la vidange moteur et le filtre à huile ;
- l'inspection et le remplacement des bougies ;
- l'huile de la pompe de propulsion et le graissage de l'arbre d'entraînement ;
- l'inspection de la turbine, de la bague d'usure et de la grille d'admission ;
- le rinçage du circuit de refroidissement à l'eau douce ;
- l'inspection et le remplacement des anodes sacrificielles ;
- l'inspection du système de direction et du câble d'accélérateur ;
- l'inspection du système d'échappement et de ses raccords ;
- l'état de la batterie et de ses connexions ;
- l'inspection de la coque, du puits de pompe et des joints ;
- la stabilisation du carburant et la préparation au remisage.
Les anodes : petites, décisives
Les anodes sacrificielles se consomment pour protéger le reste. C'est leur fonction : elles se corrodent à la place des pièces coûteuses.
Une anode négligée deux saisons de suite laisse la corrosion s'attaquer à ce qu'elle protégeait. Le coût de la pièce est dérisoire ; le coût de son absence ne l'est pas. En eau salée, l'échéance se raccourcit nettement.
Dans un plan, l'inspection des anodes doit figurer explicitement dans les tâches de chaque visite.
L'hivernisation n'est pas optionnelle
Sept mois de remisage, souvent à des températures négatives, imposent une préparation : stabilisation du carburant, protection du circuit, traitement des cylindres, gestion de la batterie, purge de l'eau résiduelle.
Une motomarine mal remisée peut sortir du printemps avec des dommages qui coûtent plus cher que trois années d'entretien. C'est le poste qui justifie à lui seul qu'un plan de motomarine impose au moins une visite par année, indépendamment des heures.
Ce que la concession y gagne
La motomarine concentre les trois problèmes que le prépayé règle bien.
La saisonnalité est extrême : l'atelier est saturé en mai et vide en octobre. Des entretiens de fin de saison déjà vendus se planifient en septembre et en octobre — précisément quand il y a de la place.
Le client oublie facilement : une machine remisée dans un garage ne rappelle son existence à personne. Une relance automatique sur l'échéance calendaire, pour un travail déjà payé, se répond bien mieux qu'une sollicitation.
Les dommages de négligence sont coûteux et visibles. Un client dont la motomarine sort du printemps en bon état associe cela à sa concession.
Construire le plan
- Nombre d'entretiens : selon les jalons du modèle, en sachant que le calendaire dominera.
- Plafond : 24, 36 ou 48 mois, ou un nombre d'heures — au premier atteint.
- Prix : somme des visites, votre temps à votre taux plus les consommables.
- Au moins une inspection par année, non négociable sur ce type de véhicule.
Le principe général est détaillé dans le plan d'entretien prépayé expliqué.