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Plan d'entretien prépayé pour moto

Un calendrier en kilomètres, avec des échéances calendaires qui ne pardonnent pas

3 min de lecture

La moto est le véhicule récréatif dont le calendrier est le plus lisible : des jalons en kilomètres, réguliers, bien documentés. C'est aussi celui où les échéances calendaires — celles qui tombent même sans rouler — sont le plus souvent oubliées.

L'axe d'usage : les kilomètres

Les constructeurs de moto jalonnent en kilomètres, avec un doublon calendaire pour les postes qui vieillissent sans usage.

Dans un climat à saison courte, l'écart entre les deux axes est structurel : une moto qui roule quatre mois par année atteindra ses échéances calendaires bien avant ses échéances kilométriques. C'est une donnée à intégrer dès la construction du plan, pas une exception.

Ce qu'un calendrier de moto contient typiquement

  • la vidange moteur et le filtre à huile ;
  • le filtre à air ;
  • les bougies ;
  • la tension, l'alignement et la lubrification de la chaîne — ou l'huile du cardan selon la transmission ;
  • le liquide de refroidissement ;
  • le liquide de frein et le liquide d'embrayage hydraulique ;
  • l'inspection des plaquettes, des disques et des durites ;
  • l'inspection des pneus, de leur pression et de leur usure ;
  • le jeu aux soupapes, à intervalle long ;
  • l'inspection de la suspension, de la direction et des roulements de colonne ;
  • le graissage des articulations et des câbles.

Les échéances qui tombent au temps

Trois postes vieillissent sans qu'on roule, et ils sont les plus souvent négligés.

Le liquide de frein absorbe l'humidité de l'air. Son point d'ébullition baisse avec le temps, pas avec les kilomètres. Les constructeurs prescrivent généralement un remplacement à intervalle calendaire — c'est une échéance de sécurité, pas de confort.

Le liquide de refroidissement a lui aussi une durée de vie propre.

Les pneus et les durites vieillissent par oxydation. Un pneu peu usé mais vieux de sept ans n'est pas un pneu neuf.

Un plan qui ne déclencherait que sur le kilométrage laisserait passer ces trois postes chez un motocycliste de fin de semaine. C'est précisément pourquoi il faut au moins une inspection par année de contrat.

Le jeu aux soupapes

C'est le poste qui pèse le plus lourd dans un plan de moto, et il faut le traiter avec honnêteté.

Il tombe à intervalle long — souvent bien au-delà de ce qu'un client parcourt en trois ou quatre ans — et il demande beaucoup de temps d'atelier. S'il tombe dans la fenêtre du plan, la visite concernée vaut plusieurs fois une vidange ordinaire.

C'est l'illustration la plus nette de pourquoi un forfait à prix moyen fait perdre de l'argent : la visite « contrôle des soupapes » ne vaut pas la même chose que la visite « vidange et inspection ». Chaque visite doit porter sa valeur réelle, comme expliqué dans remplir le carnet de l'atelier.

Ce qui n'entre pas dans un plan

Les pneus, les plaquettes et la chaîne sont des pièces d'usure. Leur durée dépend de la conduite. Le plan couvre leur inspection, leur réglage et leur lubrification ; leur remplacement se vend au comptoir quand la mesure l'impose.

Une visite d'entretien reste, de ce fait, une excellente occasion de vendre un train de pneus — le client est là, la machine est sur le pont, et la mesure est objective.

Construire le plan

  • Nombre d'entretiens : selon les jalons kilométriques du modèle.
  • Plafond : 24, 36 ou 48 mois, ou un kilométrage — au premier atteint.
  • Prix : somme des visites, votre temps à votre taux plus les consommables.
  • Au moins une inspection par année, pour les échéances calendaires.

Voir le plan d'entretien prépayé expliqué pour le détail du calcul.

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